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« LCA » de Chris Candela et Bauti Tesei : une affaire de basse et de culot

« LCA » de Chris Candela et Bauti Tesei : une affaire de basse et de culot
  • Publishednovembre 3, 2026

Sur « LCA », Bauti Tesei donne du ressort à la basse pendant que Chris Candela prend le micro et règle la batterie. De quoi faire danser la salle sur une conversation de studio.

Pour comprendre ce que deux producteurs se racontent, on peut commencer par écouter ce qu’ils se laissent comme place. « LCA » est né de quelques jours passés ensemble à Majorque, dans le studio de Chris Candela, où Bauti Tesei l’a rejoint après l’Amsterdam Dance Event. Le partage du travail a quelque chose de limpide. Tesei s’occupe de la ligne de basse, Candela façonne la batterie et chante lui-même. Sur le papier, on pourrait presque dessiner la séance sur trois pistes. Toute l’affaire consiste à faire tenir trois manières de battre la mesure dans le même morceau.

La batterie donne le point d’appui. La basse, elle, peut jouer avec ce repère, faire attendre une note ou relancer le mouvement entre deux frappes. C’est ce qui rend le croisement entre tech house et bass house intéressant ici. Le grave a du poids, mais c’est son dessin qui donne envie de bouger. On peut augmenter le volume autant qu’on veut, ça ne remplacera jamais le petit plaisir de sentir venir un appui et de découvrir que le corps avait déjà pris de l’avance. C’est à cette échelle, celle d’un déplacement de quelques fractions de seconde, que la contribution de Tesei prend tout son sens.

Le détail qu’on préfère, c’est que Candela passe derrière le micro après avoir travaillé la batterie. Le producteur, qui a longtemps œuvré sous le nom de CDCVLOGS, tient ainsi les deux bouts du morceau. La batterie rend la mesure prévisible. La voix y ramène les irrégularités d’une bouche, le poids d’une syllabe, la possibilité de laisser traîner une fin de phrase. Sur un disque de club, ce sont parfois ces toutes petites différences qui donnent envie de reprendre une accroche. On se souvient d’une façon de la dire aussi bien que de sa mélodie.

Publié sur THE SUN GROOVES, « LCA » garde quelque chose de ces quelques jours à Majorque. On imagine assez bien l’un des deux se lever de sa chaise pour vérifier ce que donne la basse debout. L’autre fait tourner la boucle encore une fois. Les chaises peuvent attendre.

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Written By
Extravafrench

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